Dimanche 18 mai 2008

Quelle joie lorsqu'on tient un grand disque en main, et qu'on peut se souvenir du moment où on l'a acheté.
Ce n'est pas toujours le cas, d'ailleurs quantité de chefs d'oeuvre de ma discothèque ont fait partie d'une grosse facture à la F**c.
J'avais ce billet en tête, et il se trouve qu'il prend bien sa place dans la série lancée par
dragibus et prolongée par Lyle.


La même semaine, j'ai aussi acheté le premier Boards of Canada dans un magasin du centre ville. Et le même jour, Wish you were here que je n'avais encore qu'en cassette. Folle semaine, hein?
Il faut dire que je préférais m'en tenir à des valeurs sûres, parce que certains jours je n'étais pas bien certain de ma conversion franc/dollar et je ne voulais pas avoir en revenant le sentiment de m'être fait avoir. Or on peut y mettre le prix qu'on veut, on ne se fait pas avoir en achetant Emperor tomato ketchup.

Septembre 1996. J'étais venu à Boston pour bosser. Un mois durant, je passais 8 heures quasi ininterrompues dans le sous-sol des archives d'Harvard à y chercher des trucs un peu glauques. Le plaisir du midi, c'était de pouvoir circuler librement dans les rayonnages de la 2e plus grande bibliothèque du monde. Le plaisir de la fin d'après-midi, c'était de me poser chez un spécialiste de l'expresso en lisant la presse américaine.
Pour ce qui est du soir, ça dépendait un peu de mon roommate, vu que je ne connaissais personne dans le coin. Ce gars sympa de presque 20 piges occupait seul une chambre double. Les cours venaient de reprendre, et je lui sous-louais la demi-piaule, ce qui a du lui faire un joli cadeau de noël. Coup de chance tout de même, en métro je n'avais qu'un quart d'heure depuis le campus de Tufts pour aller au "yard". Ayant plus de 21 ans, mon âge m'a servi d'invitation à une soirée, puisque j'étais celui qui avait le droit d'acheter de l'alcool. Ne vous demandez plus pourquoi les ados et étudiants américains ne boivent que pour se bourrer la gueule. Mais bon en cherchant bien on trouvait quelques bières de Boston pas mauvaises du tout, des pale ale brassées à l'anglaise.

L'avantage pour un type comme moi, c'est que Boston est de ces villes américaines avec un vrai centre, et particulièrement beau par-dessus le marché. Pas besoin de quémander un tour en bagnole pour aller au centre commercial. Mes deux pieds suffisaient pour me ballader dans Beacon hill et ses alentours. Et passer inévitablement devant des magasins de disques. D'occasion, en l'occurence. Je ne sais plus combien j'ai payé ce Stereolab, alors que je me souviens très bien du même soir, où j'étais incrusté à une "frat" et où j'ai dansé avec une fille adorable, que son mec a embarqué illico hors de ce lieu de débauche dès que le morceau fut terminé.

Echec du dialogue interculturel (j'étais pourtant resté très digne, même si je n'avais pas forcément l'intention de le rester très longtemps).

L'un des meilleurs Stereolab et une ravissante bostonienne qui donnait toute sa noblesse à la fameuse "petite robe noire" (Françoise Sagan ™).

Ca fait beaucoup de jolis moments pour une seule journée ^^

par arbobo publié dans : arbobo
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Jeudi 15 mai 2008

voilà, ça me pendait au nez


ça ne me suffisait pas d'avoir une page myspace, un wizz (sélectionné pour la page d'accueil du site), mes photos sur Flickr, et un Virb en construction avec Chrystèle la photographe de rêve ^^

Ma nouvelle marotte aura donc un espace rien que pour elle :
un blog constitué exclusivement de photos de gens portant des casques audio dans la rue ou autre espace public. Comme j'en prends constamment, je devrais pouvoir en poster assez souvent.

C'est
, et ça s'appelle en toute logique Headphone (comme c'est original)

par arbobo publié dans : arbobo
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Lundi 12 mai 2008


Marie-Flore, à l'heure où les chanteuses ne se présentent plus que par leur prénom, ne se soucie pourtant guère de suivre le vent. Marie-Flore, c'est une des plus belles surprises que la scène nous a apporté ces derniers mois.

En première partie de Monade, la voilà qui avance, toute menue, sur la scène du Divan du Monde. Quelques jours plus tard rendez-vous était pris. Entre temps on l'a revue dans la même salle, affrontant le trac et l'incertitude avec un beau succès, suivie par le public au-delà de ses attentes. Un public séduit qui cherchera à la revoir.


On oublie bien vite les préventions qu'un nom à la Charles-Gustave ou Marie-Chantal peuvent faire naître chez un amateur de rock. Assumer son prénom est dans la logique d'une artiste qui ne sait pas tricher, et qui ose se présenter seule en scène.

Car il en faut de l'audace, pour se faire violence et proposer seule à la guitare des morceaux doux et intriguants. Elle a tous les atouts pour nous la jouer au charme, Marie-Flore, à ceci près qu'elle ne s'en doute pas. A ceci près encore qu'elle n'en a cure et préfère nous emporter par ses chansons. Une touche de mélancolie, une voix retenue que souligne une guitare surprenante. On peut faire rugir une guitare et remplir une salle grâce à elle, mais Marie-Flore nous chuchote à l'oreille, ce qui est gonflé quand on fait du rock. Et c'est ce qu'elle fait, un rock ou une pop minimale, peut-être plus proche de Tindersticks miniatures que de Cat Power malgré l'inévitable comparaison qui brûle toutes les langues. Pas spécialement moderne, pas folk pour deux ronds non plus. Peut-être y aurait-il un peu de Julie Doiron là-dedans, mais peu importent les comparaisons.

Marie-Flore, qui nous reçoit chez elle à un jet de pierre de Paris, n'est pas tellement sûre d'elle, et c'est aidés par un verre de Jurançon que Chrystèle et moi entamons l'interview. Les photos sont là, et comme d'habitude la version podcast intégrale est téléchargeable ici Voir le Fichier : podcast-marieflore-itw.mp3. (clic droit, "enregistrer sous", durée 33'11)



1. De grandes salles, écrire la nuit, les retours, se restreindre, guitare-voix (5'39)

2. Le 45t, se consacrer à la musique, se mettre en danger, la force de l'anglais, Birdy brain (6'05)

3. Jouer seule, rester maîtresse du projet, savoir lâcher, apprendre  sur le tas (5'31)

4. Les 60s, toe tapping on a keyboard, de l'alto à la guitare, percussions (5'42)

5. Downtown, Airport, les images, Half past three, un chant sussuré et dédoublé (5'40)

6. La place du silence, douceur, ne pas se comparer aux filles (4'27)



Merci Marie-Flore :-)
par arbobo publié dans : interviews
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à noter !

Koko von Napoo en concerts (15/5) !
Marie-Flore le 17/5 (gratuit)
Sépia à l'espace Comédia de mars à mai
JP Nataf 3 fois à Paris
concerts de Barbara Carlotti du 22 au 24/5
Cocoon en tournée
Les Mabuses à Paris (21/05)
Joan as police Woman le 16/6 à Paris

les interviews d'arbobo.fr (podcasts inside)
les photos de Chrystèle Lacène

debout !

pourtant je me suis levée tôt

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