Mercredi 8 octobre 3 08 /10 /Oct 11:47

Les bons plans ne manquent pas, comme d'habitude,

petit kit d'urgence pour animer vos soirées et vous changer les oreilles :-)

mercredi 8 :
Mélissa Laveaux, nouvelle signature du label No Format avec son très joli Camphor and copper, à la Cigale pour le festival Factory , puis en tournée un peu partout
la
programmation du festival factory est superbe !
Ce soir aussi, Housse de racket inaugure son statut de sensation du moment à la Locomotive

Jeudi 9 :
Ladyhawke vient triompher au Point éphémère, 10 jours après la sortie de son album, elle vient renouveler son exploit scénique de l'été. J'adore !
(et c'était canon les amis :-)

Vendredi 10 :
Mademoiselle K joue au Plan, à Ris-Orangis
Mariée Sioux à Argo notes (Montreuil), la soeur de lait d'Alela Diane

Samedi 11 :
même pas  de dilemme à avoir car
Siobhan joue à l'Abracadabar à 17h
et Marie-Flore à Glaz'art en soirée :-)
avant ça vous aurez pu faire un tour à l'inauguration du 104, nouveau lieu de création de la Mairie de Paris (avec notamment à partir de 19h Tricky puis Air)

dimanche 12 :
re-dilemme, entre
la papesse de l'orgue, Rhoda Scott, au Sunset dans le cadre du JVC jazz festival
et Archie Shepp au New Morning

lundi 13 :
suite du Fargo all stars festival, un must du genre, à la Maroquinerie

mardi 14 :

les très cool et très AC/DCiens Elderberies à la Maroquinerie. big sound, baby

mercredi 15 : 
Of Montréal à l'Elysée Montmartre
Daniel Darc sera avec à l'Alhambra les 15 et 16 et revient le 17 en compagnie de Tanger

jeudi 16 :
Revolver à Saint-Eustache (je connais pas trop mais vous verrez dans les commentaires de cet article que les avis sont partagés)

vendredi 17 :
les nouveaux et débordant de peps Blackpool passent à la Java (avec Pamela Hute) pour la sortie de leur album French fuckers ^^


conclusion : vous dormez quand?
eh bien.... je me le demande :o)

Par arbobo - Publié dans : concerts
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Mardi 7 octobre 2 07 /10 /Oct 00:18
Le grand jury mystère a rendu son verdict, et enfin vous connaissez le palmarès du fake album summer contest !
Comme j'étais très chagriné de voir des personnes importantes ne pas participer au jeu, je les ai embarquées illico en tant que jury, à charge pour eux de se mettre d'accord sans aucune consigne de ma part.
J'ai nommé les blogueurs influents Ska et Thom, et l'incomparable Chrystèle.
Je suis bien content de ne pas avoir eu à départager moi-même, je voyais d'avance des dilemmes cornéliens.
Voilà le podium qu'ils nous ont concocté...

On est un peu serrés sur les marches mais avec un brin de bonne humeur et de champ' tout devrait bien se passer ^^
Je demande un peu de patience aux vainqueurs, ils recevront leur prix prochainement.

- "Grand prix terroir sonique" : Klak pour "Christian Morin"


- "Prix de l'impartialité" : Arbobo pour "The Bernard Tapies" et " Bling-bling and the talonettes"


 















- "Prix des 3 Suisses du jury"  : Mus pour "Rick Camif & the institutors"

- "Prix de l'Illusion d'otique" : ex-æquo : Mus  pour "They came to rob Monte Carlo" et Jdm alias Lou pour "Bath Bubble rock"

















- "Prix de l'autoproduction et petit budget" : GT avec 2U - Raw

- Mention spéciale "Nouvelle scène française" : Ama-L pour sa trilogie "Chloé-Tralien-Hangar"


Je vous dois à tous, participants et jurés, un grand coup de chapeau pour l'été passionnant et plein de fous rires qu'on vient de passer.
On recommence l'an prochain :-)
Par arbobo - Publié dans : fake album summer contest
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Samedi 4 octobre 6 04 /10 /Oct 00:09

Encore une réflexion à la volée que j'ai pondu sur un autre blog, chez Magda, et que je livre à votre perspicacité : après plusieurs âges d'or durant le 20e siècle, la musique ronronne en ce nouveau siècle et tarde à se réveiller.

Autrement dit, qu'est-il arrivé depuis 2000 qu'on puisse trouver marquant? Combien de chocs, d'artistes bouleversant qui nous fassent perdre nos repères?

Des bons disques il y en a, j'en parle d'ailleurs régulièrement. Mais depuis 2-3 ans mes plus fortes émotions musicales sont des concerts, pas des albums. Ou encore des clips (D.A.N.C.E de Justice, par exemple).
En rugby on parle de temps forts/temps faibles. Longtemps il a été de bon ton de considérer les années 1980 comme un temps faible, avant d'en découvrir l'inépuisable richesse. Et peut-être dans 20 ans ferai-je mon mea culpa en encensant les années 2000.

Mais à 20 ans d'écart une différence fondamentale me permet d'en douter : les années 2000 sont pour l'instant une décennie de revivals. Retour du rock, retour du rythm'n'blues, retour de la disco, retour de la new wave qui du coup n'a plus rien de "new"... Il suffit d'observer la floraison de concerts de "réunion", de Deep Purple à Police, des Stooges aux Jesus & Mary Chain ou My bloody Valentine. Ces derniers, les plus récents, ont publié leur dernier album en 1991!

photo arbobo - pas de reproduction sans autorisation D'où mon envie d'évoquer les "âge d'or". Car la qualité des artistes n'est pas en cause, PJ Harvey, Monade, Portishead, Nick Cave, sont au top. Bat for lashes, M.I.A, Marie-Flore, font des débuts très excitants. Et la génération intermédiaire, les Cat Power, the Gossip, Joan as police Woman, Katerine, se porte bien.

De ci, de là, des artistes bousculent les conventions, apportent un peu de nouveau, sont originaux. Mais l'impression d'ensemble qui se dégage est loin de tout ça. Elle est un peu plate, conventionnelle.
J'apporterai dans un prochain billet un éclairage sur ce que je crois être une forme actuelle d'innovation, mais il faut gratter et avoir l'oeil et l'oreille aux aguets pour trouver ces innovations.

En revanche certaines époques pas si lointaines étaient chargées d'électricité ambiante, le sentiment (excessif parfois) d'assister à du neuf chaque jour était communément partagé.
Les années trip-hop, "French touch", ont à peine plus de 10 ans. C'est court et long à la fois, assez court en tout cas pour que la plupart d'entre nous s'en souviennent. A peine plus anciennes, les années grunge incarnées par Nirvana. Pas bien vieux, tout de même, tout ça. Pas besoin de retourner jusqu'à Monterey en 1967 pour trouver un âge d'or. Pas même besoin de remonter aux années punk 1976-1978 ou post-punk et new wave (Joy division, the Cure) qui leur ont survécu.

La capacité d'excitation n'a pas disparu, on saute en choeur sur Amy Winehouse, Justice, on écoute en boucle les Last shadow puppets ou Alela Diane. Mais qui a vraiment l'impression qu'il "se passe un truc", que c'est "maintenant" que ça se passe? Pas moi. Pas suffisamment.
L'ambiance revivaliste est comme une chape qui empêche les inventions (Katerine excepté?) de se répandre comme des trainées de poudre et d'attirer l'attention générale.

Les périodes de dépression sont aussi susceptibles de doper la création que les périodes d'expansion, après tout aux Kinks et aux Beatles ont succédé une période funk grandiose, le glam rock (Bowie, Roxy music), puis le punk, en plein contrecoup du choc pétrolier. Je ne crois pas que les difficultés socio-économoques et les impasses politiques actuelles puissent expliquer en soi ce repli sur le connu et ce relatif désintérêt pour l'invention.

photo chrystèle lacène - pas de reproduction sans autorisation Y compris des disques que j'aime beaucoup et je promeus volontiers, du Budos band à Ladyhawke en passant par Amy Winehouse, sonnent "comme". Comme avant.
Quand j'étais ado, on s'extasiait sur le talent de Lenny Kravitz pour reproduire le son de ses ainés. Aujourd'hui tout le monde s'en fout un peu, c'est devenu parfaitement commun. Ce qui ne veut pas dire que les chansons ou les albums sont mauvais.

Il y a même de quoi franchement s'enthousiasmer parfois, je citais Bat for lashes qui pour moi fait réellement preuve d'invention. Mais songez un peu qu'à ses morceaux magnifiques, et très accessibles au public, en 2007 l'Angleterre a préféré par deux fois récompenser les Klaxons, dont la musique n'apporte rien qu'une sentiment confus de mélange et quelques refrains entrainants dans des compositions brouillones. Ce n'est pas comme si elle était absente de la présélection, là on a délibérément préféré un truc mal fait et sans lendemain, une sucrerie à consommation-digestion rapide.

Imaginez bien que dans les années 1960 les Beatles, James Brown, les Stones, étaient des stars. Et ils étaient les meilleurs. Bob Dylan attisait les passions.

On ne manque aujourd'hui ni de musique, ni de concerts, de presse et blogs spécialisés, ni de moyens d'accéder parfois gratuitement à tout ça. Mais il manque quelque chose. Il manque même le "petit quelque chose", un "je ne sais quoi" qui transforme l'actuelle juxtaposition d'oeuvres intéressantes, en immense excitation collective, en émulation étonnante. Annonce : mélomane cherche émulsifiant :-)

Vous aurez sans doute mille explication, mille rectificatif ou désaccord à exprimer. Je n'exprime qu'un sentiment qui m'anime, subjectif, mais que je ressens très fortement.

Par arbobo - Publié dans : arbobo
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Dimanche 28 septembre 7 28 /09 /Sep 12:57

C'est comme si on touchait le plafond, c'est comme si on connaissait ce groupe depuis toujours, et on ne veut pas que ça finisse, malgré la voix enrouée d'avoir trop crié notre joie, malgré la fatigue provoquée par la tension de cette musique...

Shearwater avait beaucoup pour ne pas intriguer. Certes, ils sont sur un label excellent, Matador, qui publie Mogwai, Cat Power, ou encore Belle & Sebastian... C'est un début intéressant, mais un catalogue est parfois inégal (cela dit sans offense pour Jennifer O'Connor, qui fait ses débuts précisément dans cette écurie).

Shearwater est le projet d'un homme dont je vous ai déjà parlé sans le nommer. Car il était le clavier d'Okkervil river, ce somptueux groupe texan dont je répète à l'envi que c'est un des plus sous-estimés de la décennie. Mais voilà, avec son 5e album, Rook, Shearwater commence à rencontrer le succès -avoir signé chez Matador n'y est probablement pas pour rien- et Jonathan Meiburg ne peut plus mener de front les deux tournées.

Voilà enfin clarifiée la situation, même si les membres d'Okkervil auraient volontiers continué l'aventure ensemble. Will Sheff et Meiburg ont monté ensemble les deux groupes,  Mais Sheff s'impose d'emblée comme le leader et chanteur d'Okkervil river, dont il signe toutes les chansons. On comprend vite sur scène comment son charisme a pu justifier cette place au premier plan.


Découvrez Shearwater,Palo Santo !



La première surprise est de ne sentir qu'une parenté relâchée entre les musiques des deux groupes. La seconde, et pas des moindres, et d'être happé par l'une des plus belles voix que j'aie entendues. Quelque part entre Mark Hollis et Perry Blake, autant dire à des hauteurs où l'on ne croise pas foule.

On est d'abord surpris qu'un chanteur tel que Meiburg ait été aussi peu utilisé pour ce talent, tous les membres se relayant pour appuyer la voix de Sheff. Déjà multi-instrumentiste, Jonathan Meiburg a poussé encore plus loin la participation des autres membres, dans Shearwater. Sur scène on les voit passer d'un bout à l'autre de la scène, la bassiste prenant la guitare, le clavier une trompette, Meiburg passant du piano au banjo, ou encore le batteur (remarquable!) à la clarinette.

Avec Shearwater on touche le direct rapeux des Violent femmes, le songwriting inclus
le lyrisme à fleur de peau de Nick Drake
la synthèse rock passé-moderne d'Okkervil river
l'évidence mélodique d'un Supertramp, la voix d'un Jeff Buckley sans affèterie
un chanteur aussi habité que Shannon Wright
la douceur d'un Perry Blake sans la mollesse, la force bienveillante d'une Joan as Police Woman
la capacité à nous bouleverser d'une Cat power ou d'une Beth Gibbons,
et une envie de les aimer comme j'en ai rarement.

En quelque sorte, là où Okkervil chante dans des granges, Shearwater le fait dans des chapelles (voire des des cathédrales, parfois). Pour le dire autrement, Okkervil est aussi américain que Shearwater donne l'impression de ne pas l'être. On se demande parfois si l'on ne voit pas plutôt un trésor caché des campagnes irlandaises, transcendé par la pop.
On sent bien que contrairement à son groupe-frère où les morceaux sont composés à la guitare, Meiburg écrit ceux de Shearwater au piano, principalement. L'approche en devient différente, plus classique, plus portée sur la mélodie que sur les accords. Mais c'est la notion d'ensemble qui l'emporte, come dans une construction classique, ou comme chez Hitchcock go home! auxquels ils font parfois penser, Shearwater entrelacent leurs parties, combinent leur énergie pour en dégager une plus forte encore, plus profonde. Avec comme instrument clef là aussi le banjo, dont ces groupes nous font découvrir une capacité étonnante à faire vibrer la corde sensible.

Comment peut-on atteindre un tel lyrisme sans verser dans le pompier? Cette énigme est à la mesure du génie de Meiburg, et de l'entente parfaite avec ses musiciens. Dans une Maroquinerie remplie à ras bord, le public retenait son souffle à chaque changement de rythme, tremblait ensemble à chaque envolée, frissonnait comme un seul organisme dès que Meiburg prenait le micro.

Vivre un tel concert est un moment de grâce, une expérience peut-être. J'ai rarement été porté à ce point au-dessus du sol par un concert, dont l'intensité m'a parfois rappelé celui de PJ Harvey. C'est dire.

Si Meiburg et ses musiciens ne dégageaient pas autant de générosité, on pourrait être effrayé du pouvoir de leur musique, de la force avec laquelle ils nous font passer par toutes sortes d'émotions jusqu'à l'épuisement. Jusqu'au ravissement.

Après avoir été porté à ce firmament, on trouverait presque plats les disques qui pourtant nous avaient décidé à aller au concert, qui pourtant nous avaient donné la chair de poule. Et ils sont superbes ces disques, chacun dépassant le précédent. Je vous invite à découvrir d'abord le dernier, Rook, sur lequel Rooks ou Leviathan, bound, ont de quoi vous donner l'énergie de déplacer les montagnes à mains nues. Vous pourrez ensuite vous lancer avec gourmandise dans Palo Santo, l'album précédent de Meiburg intitulé d'après sa ville natale, dans une édition augmentée d'une dizaine de titres, dont une version alternative de l'hymne Red sea, black sea. A écouter debout, volume à fond, face aux éléments, en invoquant les animaux de la Création.

Comme nous sommes chanceux, Shearwater revient, pas comme tête d'affiche cette fois mais en ouverutre pour Silver mount Zion, le 10 novembre à Rouen, le 11 au Bataclan et le 12 à Lyon. Précipitez-vous !
Et d'ici là régalez-vous des photos de Chrystèle à la Maroquinerie, dont certaines illustrent cet article.

Par arbobo - Publié dans : concerts
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Jeudi 25 septembre 4 25 /09 /Sep 22:09
Si avez tout suivi, vous avez hâte de retrouver la compile,
et si vous avez loupé des épisodes, vous serez ravis qu'on vous permettre de ratrapper en douceur.

Vous pouvez bien entendu tout revoir article par article.
Ou vous laisser suprendre par l'image-compile ci-dessous !


(vous pouvez télécharger ici la version grande taille, pour vous en faire un t-shirt par exemple ^^)
Au total, 11 contributeurs, 33 fausses pochettes sans compter les suggestions écrites de GT.
Un sacré homage graphique au rock, à la musique, et un exercice d'imagination dont je ne savais pas qu'il vous donnerait à ce point l'occasion de briller.

En attendant la remise du prix au vainqueur, on décompose :
Mus (1) (2) (3)
Rififi (1)
Pierre (1)
Ama-L (1) (2) (3) (4)
jdm/lou (1)
Guic (1)
Arbobo (1) (2) (3)
Klak (1) et l'interview exclusive chez lui ^^
Fab de l'an mil (1)
Christophe (1) (2) (3)

bon allez maintenant bonne nuit, faites de beaux cauchemars :-D


Par arbobo - Publié dans : fake album summer contest
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