Mercredi 27 septembre 2006


Justine Electra à la Flèche d'or - nov 2005 Justine Electra
rejoint le contingent des brillantes songwriteuses d'Australie venues s'installer en Europe. Mais si les Sugargliders ou le Go-Betweens lorgnaient plutôt vers l'Angleterre, Justine est allée à Berlin. Et ça s'entend.

Son album est sorti en août chez City slang, sans trop de vivas ni de couvertures, et pourtant Soft rock est vraiment un bel album. Un très bel album, même, qu'elle a entièrement écrit et produit elle-même. Le titre est assez surprenant, puisque j'ai du mal à classer ce disque en rock. Le mélange le plus évident est entre folk et electro. Un mariage réussi, et qui permet à Justine Electra d'avoir d'emblée une patte, un son à elle. Du coup les influences multiples qu'on discerne ici et là ne sont pas dérangeante. Au contraire, savoir digérer les influences sans perdre son style propre n'est pas donné à tout le monde. Ses goûts tranchés s'entendent d'eux-mêmes, ce qui ne l'empêche pas de ridiculiser au passage "those hip-hop guys showing their pants, you know, it's my dream and my fantasy" (killalady). En vérité, soft rock renvoie pour Justine non pas à la rock music, mais explique que "c'est une manière de désigner le coeur". Métaphorique et sensible, telle est Electra.

Au rang de ces influences, un nom que je ne cesse d'incanter ici comme une formule magique : Cat Power. Sur Killalady ou defiant+proud, plane bien l'ombre de la bienaimée Chan Marshall. Mais aussitôt le clavier electro, sobre mais rudement berlinois, nous éloigne de la frange de l'américaine. On passe d'une superposition à l'autre, sans collision des styles. Sur Calimba song, le chant évoque celui de Morcheeba, bien que la voix bien posée de Justine soit un peu plus nasale. Toujours cette synthèse entre folk, aux commandes dans my best friend, ballade bluesy, et electro qui prend le pouvoir avec une puissance sourde dans railroad baby. Ce titre est presque un post scriptum au délirant Outside de David Bowie, album phoenix, renversant. Dans blues & reds, elle réussit même à faire un petit avec Neil Young et Tricky (pitié pour mes métaphores). Expérimentatrice brillante, qui connait par coeur son manuel du petit chimiste illustré. Expérimentatrice et précoce, puisqu'elle a écrit mom +dad + me + mom, qui figure sur l'album, à l'âge de 8 ans.

Par instants aussi, on retrouve les jeux infantiles et oniriques de Cocorosie, maisons de poupées musicales peuplées de créatures étranges. La voix trafiquée, notamment, qui peut aussi renvoyer à celles de Lady & Bird, vient du passé, de l'enfance.

La musique, douce, balancée, caressante, est aussi volontiers répétitive. Cyclique, même, comme sur Autumn leaves. Nous y voilà. Malgré le nombre d'influences ce disque n'est pas un patchwork. Et son identité, très audible, tient aussi à ce côté circulaire. Dans cette ambiance brumeuse règne une atmosphère de conte. Ce disque, c'est un peu une histoire qu'on raconte aux enfants pour s'endormir, sans cesse répétée, peuplée de petites frayeurs et de jolies trouvailles, mais toujours rassurante. Un cocon sonore, une chambre d'enfant dans laquelle vivrait une post-ado futée et sensible.

Justine est touche à tout. Non seulement elle fait tout sur son disque, mais elle est également auteure (en tout cas son site annonce des stories à venir), et passionnée par les matières. Pour la pochette de son disque elle a pris des clichés utilisant abondamment des mélanges de tissus et autres matériaux. elle en a même tiré un jeu pour son site, un jeu des paires où l'on retourne 2 cartes à la fois et doit retrouver les paires. Au fur et à mesure on découvre une photo d'elle penchée sur sa machine à écrire. Sa bd consacrée à Joe Strummer est totalement moche, mais j'ai rarement l'occasion de voir une fille dessiner des mecs la bite à la main, au moins il y a l'effet de surprise. Surtout après la sophistication de sa musique ;-)

Pour l'instant, aucune date en France n'est annoncée, mais la mention laconique d'un "full european tour" début 2007 laisse de l'espoir. Parce que j'ai écouté plus de 50 fois ce disque en 3 semaines, et que si j'osais je dirais qu'il est drôlement attachant.

Par arbobo - Publié dans : des artistes, des disques
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Lundi 25 septembre 2006

verlaines02.jpg Cocteau twins

the Verlaines

the Auteurs

Jean-Paul Sartre experience

Cabaret Voltaire

joker : Mike Rimbaud (c'est son vrai nom, trop facile) 

edit : Shelleyan orphan

Par arbobo - Publié dans : playlists
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Mercredi 20 septembre 2006

L'informatique fait des miracles, c'est bien connu. Entre autres, les ordinateurs savent mieux que vous ce que vous aimez. C'est pas magique ça? Plus besoin de réfléchir, vous appuyez sur une touche et les logiciels d'affinités déduisent automatiquement de votre playlist le reste de vos goûts musicaux. Voire ce que vous devriez aimer et que vous ne connaissez pas encore. On va voir ici des outils assez géniaux, même si comme à mon habitude je vais faire le difficile.

Le magazine rock Magic! a renouvelé ses chroniques de disques dans ce sens. En plus de la notation de l'album (de 0 à 6), on trouve également une indication supplémentaire, soit "si vous détestez machin vous devriez aimer ce disque", soit "si vous aimez bidule vous aimerez certainement celui-ci". Vous me direz, à quoi bon puisque ce genre d'information a vocation à se trouver dans le corps même de la critique du disque. Certes, mais on ne peut pas en vouloir à un magazine d'innover, et de nous aiguiller dans nos choix. En l'occurrence, ça permet de balayer rapidement toutes les critiques et de lire plus en détail celles qui nous auront attiré.

Sous différents aspects, on retrouve une même logique : classer les artistes par groupes d'affinité. Et par là même classer vos goûts, en quelque sorte. Cela peut servir à deux choses. Soit à mieux connaître la musique et les liens entre artistes. Soit, ce qui n'a presque rien à voir, l'objectif est de n'écouter que des titres qui vous plaisent. On peut vouloir les deux, mais on passera alors probablement par des logiciels et des sites différents.

Premier exemple : le guide de la techno 
d'Ishkur. Vous cliquez sur un genre musical, par exemple "breakbeat", et vous avez un schéma en 2 dimensions qui s'affiche. D'abord, les proximités entre sous-genres, avec chaque fois des extraits associés et un petit laïus. Chaque fois que vous cliquez sur un sous-genre, vous changez la carte et de nouvelles connexions apparaissent. Une ellipse, rappelant les "patates" avec laquelle on nous a appris la théories de ensembles, délimite la frontière du genre. A sa périphérie, gravitent d'autres patates correspondant chacune à un autre genre.
Même logique, mais sans limitation à la techno, sur
Music map. Vous indiquez un artiste, au hasard Barry White. Le site vous sort illico une nébulleuse dont le centre est BW, avec juste à ses côtés les Temptations, plus loin les Four Tops ou Aretha Franklyn, tandis que les Bee Gees sont nettement plus éloignés, et qu'à la frontière de l'écran on voit Laurent Garnier ou Donna summer. En cliquant sur un autre nom, la nébulleuse change en conséquence. L'exemple de Barry White ne me convainc qu'à moitié, c'est pas que ce soit faux mais je trouve les distances très peu représentatives des similitudes musicales telles que je les aurais cartographiées. Or les distances sont justement sensées être proportionnelles à la proximité musicale. Mais bon, voir la nébuleuse se déplier est assez joli ;-)
Barry White (jeune...) Avec exactement le même principe,
liveplasma est nettement plus pertinent, mais prend aussi moins de risque en donnant moins d'artistes "voisins" sur le premier écran. Pour Barry White, pas d'erreurs mais des distances curieuses, par exemple le Love Unlimited orchestra, créature de BW dont il écrivait tous les titres, est plus éloigné de lui que Marvin Gaye ou Al Green. Aberrant. Enfin, aberrant si on cherche la précision, mais pour découvrir des artistes et commencer à se faire un culture musicale, c'est très bien. Si j'avais eu ça à 14 ans, j'aurais passé ma vie dessus.

Quoi qu'il en soit, dans tous les cas les liens affinitaires sont atribués de l'extérieur. Ce sont les auditeurs qui font les liens, ce ne sont pas les artistes eux-mêmes qui décident comment ils apparaitront sur le schéma. Vous me direz, ça pourrait. Oui mais voilà : comment? Bienvenue au quart d'heure doliprane...

Qui développe ces instruments? Dans le cas d'Ishkur (ou Music map, Liveplasma), c'est lui qui fait son schéma, à partir de ses connaissances et dans une optique "encyclopédique". Il met ensemble ce qui, "musicalement", va ensemble.  S'il faisait un bouquin avec des listes, "voilà la liste des groupes électronica", "voilà la liste des groupes house", ça reviendrait sensiblement au même (on perdrait les iens transversaux, certes, mais la nature du classement ne serait pas altérée, c'est la fonction supplémentaire d'affinités qui sauterait). A la limite, le site d'Ishkur est immuable. Il faudrait l'alimenter, le compléter, mais sans raisons particulières de changer ce qui s'y trouve déjà.

Alors que les commerçants et les communautés virtuelles fonctionnent tout autrement. A la manière des logiciels qui espionnent vos achats sur internet pour connaître vos habitudes de consomamtion, certains sites analysent ce que vous écoutez, ce qu'écoutent votre voisin et des milliers d'autres un peu partout. Le logiciel apprend à connaître vos goûts dans un but bien précis : les ANTICIPER. Pas juste pour plaisir du tour de force, mais aussi pour vous inciter à écouter de nouveaux titres ou de nouveaux artistes (et, par voie de conséquence, les acheter, mais la pente mercantile dépend des sites). D'où l'obligation de s'inscrire, avec identifiant et mot de passe, même pour bénéficier des services gratuits de lastfm ou autres. Pour
lastfm c'est pour s'adapter à votre écoute, mais les outils sont proches.
J'écoute beaucoup Catpower, Katerine, Kool & the Gang et Gnarls Barkley,  petite sélection au pif du moment, pour la démonstration. Quelqu'un qui utilise le même logiciel, et qui écoute Kool & the gang ET Gnarls Barkley, se verrait proposer d'écouter Catpower qui n'a quasiment aucun rapport. Evidemment c'est plus fiable que ça, puisque ce sont les goûts de milliers et bientôt de
Cat Power millions de personnes qui sont enregistrés et comparés. Si la plupart des gens qui écoutent (comme moi) de la soul-funk écoutent aussi du reggae, mais que contrairement à eux je n'écoute pas de reggae, si le logiciel est bon il en tiendra compte et ne me proposera jamais Bob Marley. En tout cas, on voit bien que a cartographie qui ressort de ce système a peu de chances de correspondre exactement à celle d'une encyclopédie. Car de lien entre Cat power, Katerine et Bob Marley, que j'écoute tous, je n'en vois pas des masses.

La précision reste encore un projet. Quand vous utilisez i-tunes ou d'autres players sur votre ordinateur, vous avez une colonne pour le genre musical du morceau (voire du titre pour des compils éclectiques). Déjà, cette colonne est souvent vide, ou renseignée n'importe comment par des gens qui n'ont pas encore une bonne connaissance de ces codes là. Si vous avez déjà utilisé des plate-formes de téléchargement type napster/kazaa et équivalents, vous avez sans doute rencontré la situation. Mais même avec le bon genre, ça reste insuffisant. Ca n'est pas parce que j'aime Michel Berger, "M" et Pauline Croze que je vais forcément aimer tout ce qui est en "chanson française" et encore moins en "variétés française" (d'ailleurs pour ces 3 l'hésitation entre les deux genres est possible).

Alors on est passé à l'étape suivante. Plus complète, plus complexe, plus précis. Plus lourd. Les "tags", comprenez les "mots-clefs". Pour M je pourrai mettre en tag des noms d'artistes (qui lui ressemblent ou avec qui il a travaillé), les langues dans lesquelles il chante, et un certain nombre de caractéristiques, du type "guitare", "groove", etc. Sur le site finetune, une fois logué je peux ajouter les tags que je veux sur n'importe quel morceau. Avec toujours le même inconvénient : la qualité du résultat dépend de la précision de mes tags, si on commence à utiliser "groove" ou "punk" en dépit des usages habituels, ça fausse le tout. Sans aller jusqu'aux empoignades sur la rédaction des articles de wikipedia, il y a matière à pas mal de divergences, car dès qu'on fait de la taxinomie on entre dans un système de conventions, et réguler les conventions n'est pas aisé. Dans l'idéal, avec une trentaine de tags par morceau et par artiste, on peut établir des cartographies cohérentes, toujours dans l'optique encyclopédique de Live plasma ou Ishkur. Mais, comme toujours pour les bases de données, la mise en place est mega lourdingue (je parle djeun's, qu'est-ce qui m'arrive?).

Reste une manière un peu plus aléatoire ou plus ludique de faire des découvertes. D'abord chez le disquaire (à une époque j'achetais sur la seule foi de la pochette, back in the old time). Ou par les sites de reprises. Quand je cherche qui a repris Walk on by, je tombe forcément sur des groupes dont je n'avais pas entendu parler, qui ont repris le morceau à leur sauce. Si ça me plait, j'airai voir leurs autres morceaux. C'est un peu limité, et ça reste conditionné par la manière dont sont alimentés ces sites (dont j'ai dit précédemment qu'ils restent incomplets).

Aurais-je renoncé? Revenu incontinent à mes bonnes vieilles méthodes, en réac' musical aux petits pieds? Nan.

A vrai dire, je crois assez à l'avenir de ces cartographie affinitaires. La dimension commerciale du truc m'emmerde, mais il y a d'autres pistes. Les sciences sociales ont développé des outils puissants pour étudier et cartographier les réseaux. Avec les bosn critères et des millions d'heures à renseigner des bases de données, on pourait aboutir à des trucs sympa.
Quelles infos devraient intégrer les mabouls qui se faderaient le sale boulot? Déjà, les labels, sachant que la plupart des maisons de disque ont une certaine identité musicale, au point que même les majors ont des dizaines de sous-labels spécialisés. A partir de données factuelles on peut aboutir à une vraie cartographie. Les noms des personnes seraient à intégrer systématiquement (auteurs, compositeurs, producteurs, musiciens, photographes de la pochette), les festivals, éventuellement l'hébergeur de site. On tiendra également compte des liens entre les sites, liens révélateurs puisqu'ils sont choisis par les artistes en fonctions de leurs propres goûts. On mettra aussi les villes, les patrons de labels (Berry Gordy pour la soul, par exemple), les années... La difficulté consisterait non seulement à récolter les infos, mais aussi à les pondérer. Il va de soi que savoir qui joue avec qui est plus révélateur que les morceaux qu'on reprend. Le monde entier a repris Light my fire, ça ne veut pas dire grand chose, en tout cas pas que les groupes qui l'ont repris ont des liens affinitaires entre eux, ni chacun d'eux avec les Doors. Ce type d'approche permettrait en tout cas d'éviter le coup de liveplasma. Souvenez-vous : alors que Love Unlimited était un projet parallèle de Barry White, ce site les présentait comme plus éloignés que Barry White et Al Green. Ce que tout amateur de soul trouvera curieux voire stupide.


En revanche, Kim Gordon de Sonic Youth a fait la pochette du dernier album de The Gossip, c'est instructif. Plus étonnant mais aussi important, Kim Fahy, jadis âme de the Mabuses, auteur de 2 albums déjantés de rock indé en 1991-1994, apparaît comme musicien et producteur sur le dernier album de JP Nattaf, ancien des Innocents. C'est le genre de liens qu'on n'aurait pas forcément pensé à cartographier, surtout que nous ne devons pas être beaucoup à écouter les deux. J'aurais plutôt fait un lien avec Frantz Ferdinand, parce que le chanteur me fait systématiquement penser aux Mabuses, mais là c'est purement subjectif, et pas très utilisable pour une cartographie. Quoique...

Après mon balancement mi-figue mi-raisin, je vous annonce la découverte de l'année : la webradio
Pandora, qui repose sur le Music genome Project.

On a donc une petite définition empirique de l'outil qui nous permettrait de trouver les réseaux objectifs entre musiciens. Intéressant, surtout d'un point de vue scientifique. Mais ça nous a bien éloigné de l'optique "utilisateur". Pour ça, va falloir réintroduire du subjectif. Et pour que ça fonctionne, il faut le traduire en termes objectifs. Par exemple "female powerful voice". Ca veut dire quoi? En soi, j'en ai pas la moindre idée, mais apparemment le
music genome project estime que c'est une des caractéristiques de Cat Power. Quand vous vous inscrivez, vous faites un premier choix, puis à partir de ce choix pandora vous demande "guide us". Après une minute, vous pouvez dire si le morceau vous convient ou non, ce qui permet au logiciel d'ajuster de plus en plus ses propositions à vos goûts. Vous pouvez même demander "mais pourquoi tu me mets ce morceau, bill?", et là la bécane te répond "based on what you've told us so far, we're playing this track because it features mellow rock instrumentation, blues influences, a vocal-centric aesthetic, major key tonality and and many other similarities identified in the music genome project" (whatever that means...). Et sur les morceaux proposés, quasiment tous me plaisent ! Ce truc est hallucinant, mais il ne fonctionne pour l'instant, j'ai l'impression, que dans un genre à la fois, avec des titres très proches.
Je ne me suis pas encore penché en détail sur la machinerie de ce machin, mais quand ce sera fait je ferai un papier plus détaillé sur ce genome music :-)

Ps : quand je dis détaillé, je veux pas dire plus long que le billet d'aujourd'hui ;-)
Ce blog me prend un temps de maboul, préparez vous à des conséquences sur la fréquence de publication.

Par arbobo - Publié dans : transversales
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Lundi 18 septembre 2006
Il y a quelques jours je lançais un quizz pas piqué des hannetons, pour marquer le coup de mon 100e billet.
30 questions de la plus facile à la plus difficile.
Aucun ex-aequo, et trônant au-dessus du lot, la dénommée Sev, avec 23 points sur 30.
Balèse, à vrai dire très balèse, vu que j'avais pris soin de m'assurer que dépasser les 20 réponses serait difficile même avec l'aide de google. Vous y avez passé du temps, vous vous êtes creusé la nénette, bref vous en avez chié des ronds de chapeau (c'était un peu le but), mais vous avez trouvé, à vous tou-te-s, les réponses. Enfin, 29 d'entre elles (la 30e c'était pas faisable). elle a gagné quoi sev? A peu près rien, si ce n'est la satisfaction d'avoir devancé 2 cadors dont un guitariste-chanteur. Ouaiiiiiiiis.
Bravo et merci d'avoir joué :-) (si si)
 
le palmarès :
Sev 23 points
Christophe 18
Alejandro 17,5 (mais ça vaut 18 ;-)
l'Arpenteur K 13,5
suivent, un peu en-dessous de la dizaine, "tout simplement naze", Laurence, ainsi que Jeff et François D. Djac, lui, prépare activement un quizz spécial Debussy pour me démontrer ma nullité (notez qu'il prendrait n'importe quel compositeur il obtiendrait le même résultat).
Atteindre la dizaine simplement de mémoire était déjà pas mal du tout, et dépasser la quinzaine même en faisant des recherches était costaud. Partant du principe que si je connaissais des infos d'autres que moi avaient pu tomber dessus, j'ai posé des questions dont je connaissais déjà la réponse. Mais pas les plus simples ;-)

voici les questions avec leurs réponses :

1 Quel poème de Baudelaire est mis en musique par Gainsbourg?
Le serpent qui danse, tiré de Spleen et idéal, a été chanté par Gainsbourg sur N°4, sur une mélodie bossa nova parmi les plus séduisantes qui soit.

2 Bowie a les yeux vairon. Pourquoi?
Dans les Inrockuptibles N°48 (été 1993), Bowie nous dit "Je revois mes potes d'école, que je connais depuis que j'ai 8 ans : [...] George Underwood qui m'a bousillé un oeil en me tabassant. C'est à cause de lui que j'ai un oeil bleu et l'autre vert". Déclaration qui donne l'explication tout en tordant le cou à la rumeur selon laquelle Bowie ne serait pas vairon mais aurait "seulement" une pupille plus dilatée que l'autre. Bowie a alimenté la controverse en faisant des photos avec des lentilles de couleurs (genre la photo ci-contre qui est juste n'importe quoi).

3 Qui chante sur la BO de Cria Cuervos?
Si l'on s'en tient à Porque te vas, que tout le monde a en mémoire, celle qui nous a faire chialer en pleurant depuis tout ce temps s'appelle Jeannette.

4 Quel excellent sample hiphop est utilisé par Jennifer Lopez sur Jenny from the bloc?
Certains sites supposés recenser les samples connus vous disent "off the block", mais à l'écoute on s'aperçoit que c'est faux. Le groupe est bien the Beatnuts, mais le titre est Watch out now. Un demi point pour Sev abusée par internet sans avoir eu le temps de vérifier avec ses oreilles, tandis que le seul à avoir trouvé est l'étonnamment nommé "tout simplement naze" (qui a un blog à son nom).

5 C’est lui qui donne son chant au roi des singes dans Le livre de la jungle de Disney (version américaine).
Louis, bien entendu, mais pas Louis Armstrong comme plusieurs l'ont suggéré, plutôt Louis Prima, sans nul doute. "I wanna be like you hou hou".

6 Ray Baretto, l'un des plus grands joueurs de congas, intervient sur un tube français. Lequel?
Il y en a plusieurs, mais La salsa, de Lavilliers, fut un vrai tube, et vous pouvez même entendre sur un break Lavilliers nous annoncer aux premières notes du solo "Ray Baretto".

7 Elle s'appelait lola, elle était danseuse, avec des rubans jaunes dans les cheveux... Quel est le titre et le compositeur de cette chanson?
Comme Laurence l'a retrouvé de tête, c'était Copacabana, de Barry Manilow, dont les paroles originales débutent ainsi "Her name was Lola, she was a showgirl, with yellow feathers in her hair..."

8 Pour une fois John Carpenter n’a pas composé lui-même la musique de son film et l’a confiée à un grand des grands. Quel est le compositeur?
Christophe n'a pas eu à chercher loin dans sa mémoire pour se rappeler que je lui martèle à chaucne de nos rencontres que la BO de The Thing est signée par Ennio Morricone.

9 Cette chanteuse a été interdite de concert après avoir utilisé son micro comme godemichet sur scène.
Nina Hagen, bien sûr. Il semble que les hommes se souviennent mieux de cette info débile que les femmes. Etonnant, non? Un de mes frères me l'a raconté alors que je ne salissais pas encore mes draps. Plusieurs d'entre vous m'ont proposé Peaches, ce qui était bien vu.

10 Qui est Dolores Erikson?
Mon cher Alex me dit "une sculptrice", ce qui lui vaut un demi point, puisque pour avoir un point entier il fallait évidemment reconnaître le modèle qui pose sur la pochette de Whipped Cream d'Herb Alpert. Sev et Christophe ont vu juste.

11 Quel est le point commun entre Quincy Jones et la soeur de Michel Legrand?
Là, je suis impressionné par Sev, grande gagnante de ce quizz, qui a retrouvé en Chistiane Legrand l'une des membres du groupe vocal de jazz les Double Six, qui a enregistré un disque de compositions de Quincy Jones (avec lui). Un disque excellent que je vous recommande. Les double-six interprétaient vocalement les parties des principaux instruments, ajoutant la difficulté supplémentaire de chanter des vraies paroles. Leurs successeurs Manhattan Transfert ne sont que des petits joueurs en comparaison. L'Arpenteur K avait proposé comme point commun "la moustache, mais je n'en suis pas sûr".

12 Michel Colombier a écrit plusieurs musiques de films avec Serge Gainsbourg. Combien?
Très exactement 10, et il était difficile de trouver le chiffre exact. Pour cela, il fallait avoir, comme moi, en sa possession l'ouvrage de Vincent Perrot (sic) sur les Bandes originales de films (véridique, et c'est une bible).

13 Ce français a été le premier à populariser la bossa nova dans le monde. Quel est son nom et quelle est cette oeuvre?
Une seule bonne réponse parmi les 10 qui ont répondu. "Tout simplement naze", pourtant largement distancé au final, est le seul à avoir retrouvé Orfeu Negro, film du français Marcel Camus, primé à Cannes en 1959, alors que la bossa-nova naissante n'a pas encore attiré l'attention de Stan Getz et Charlie Byrd. C'est ce film qui, le premier, a fait entendre de la bossa nova au grand public hors du Brésil.

14 Ce titre de Herbie Hancock a été l'un des premiers tubes hip-hop. Quel est son titre? et son année de parution?
Ah, Rock it, et nous qui essayions de devenir des bêtes de breakdance en dansant dessus, tout en appelant ça du smurf. C'était en 1983, et l'Europe découvrait à peine le hip hop. Ce titre est monstrueux.

15 Jean-Michel Jarre a écrit les paroles d'un des plus jolis tubes de la chansons française. Lequel?
Etant donné qu'il ne me viendrait pas à l"idée de qualifier de "joli" le tube vulgaire Où sont les femmes, c'est donc que je parlais de Les mots bleus, chanté par Christophe.

16 C'est Giorgio Moroder qui a inventé, pour Donna Summer, le club-mix de très longue durée. Mais il n'a pas été le seul. Combien dure la version longue disco de Don't let me be misunderstood par Santa Esmeralda?
Sur mon maxi 45t, très exactement 16 minutes et 24 secondes. Ce qui est toujours 26 secondes de moins que le I love to love you babe de Domma Summer. Ressuscité récemment par le BO de Kill Bill, cette version de Don't let me be est redoutablement efficace. Bonne réponse de Christophe, à 10 secondes près.

17 Dans les années 50-60, les pochettes de disque du label Blue Note innovaient. Le photographe appliquait le même principe à (presque) toutes ces pochettes. Quelle était sa marque de fabrique?
J'ai reçu plusieurs bonnes réponses, toutes formulées différemment. On peut la résumer en : un cadrage innovant. Plans coupés (visage sans la totalité du crane), instruments plus en avant que le musicien, gros plans inédits... La signature visuelle de ces pochettes a contribué à l'image de Blue Note comme label à la pointe du jazz de la fin des années 50 au début des années 60. Sev a même donné le nom du photographe inspiré, Reid Miles.

18 Un morceau raconte la grève des éboueurs de New-York. Il a été publié par un label d'une autre ville de la côté atlantique. Quel est son titre?
Ca, il fallait être fan de soul-funkUS pour connaître, et/ou ne pas penser que philadelphie est à l'intérieur des terres (suivez mon regard). Philadelphie n'a pas seulement un port, elle a aussi abrité un super label baptisé tout bêtement Philadelphia International. Comme d'autres labels, il réunissait sur certains disques la plupart de ses musiciens dans un "all star". C'est le Philadelphia All star qui a enregistré le magistral Let's clean up the ghetto, démonstration ultra funky de la capacité des Noirs américains à prendre en charge leurs problèmes.

19 Deux français sont derrière la plupart des plus grands tubes disco (et sont parfois considérés comme les inventeurs de la disco). Qui sont-ils?
Jacques Morali et Henri Belolo ont créé les Village People, poussé Patrick Juvet à quitter ses chansonnetes pour la disco de Où sont les femmes et I love America, et sont derrière un certain nombre d'autres tubes disco qu'ils manageaient entre New York et Paris. De vrais cadors. Peut-être les premiers producteurs français à avoir rivalisé avec les Américains sur leur propre terrain.

20 Tout vrai morceau de blues répond au moins à une caractéristique simple, laquelle?
Pas besoin de chercher loin, l'Arpenteur K a cité les 12 mesures, durée immuable caractéristique de tout blues digne de ce nom. Le blues est une musique à forme fixe, qu'on se le dise (même si Jimi Hendrix et les Doors l'ont achtement modernisé). Mais Alejandro m'a cité le nom des accords utilisés par les bluesmen, je lui accorde réponse bonne :-)

21 Qui a tué Marvin Gaye? (une chanson du groupe Violent Femmes en parle)
Oui, vous avez raison, cet homme jeune a été tué par son père, un pasteur rigoriste qui ne supportait pas de voir son rejeton se transformer en bombe sexuelle sur scène et dans ses disques. J'ai appris cette information par les paroles de See my ships, morceau déchirant des Violent Femmes sur leur album 3. Qu'un pasteur trouve plus grave d'inciter à forniquer que de tuer son propre fils me sidère et me rend, pour être franc, réellement mélancolique.

22 Ce ne sont pas ses parents mais son frère qui a choisi le prénom de cette grande chanteuse sud-américaine. Elle s'appelle...
Personne n'a trouvé, et c'était tout bonnement introuvable. En lisant l'autobiographie de Caetano Veloso, on y lit qu'il a insisté pour que sa soeur soit prénommée Maria Bathania. C'est le nom d'une sainte si respectée au Brésil qu'on y réfléchit à 2 fois avant de donner son nom à sa progéniture. C'est en veillant sur sa jeune soeur, qui commençait à percer dans la chanson, que Caetano a lui-même été repéré. Cette histoire vraie me touche plus que les personnages de Daniel Pennac. J'ai évoqué sur le blog que je lisais ce livre, très mince indice pour vous, si mince que je ne comptais pas que vous le trouviez.

23 Terry Gilliam a fait pleurer Bruce Willis sur un tube d'un noir américain, lequel?
Non, ce n'est pas What a wonderful world de Louis Armstrong, mais Blueberry hill, de Fats Domino, que le personnage entend dans le taxi. Il lui demande en chialant de monter le volume, sans savoir pourquoi ce morceau le touche.

24 Quel est le point commun entre Boney M et Milli Vanilli?
En version light, on peut dire simplement que les chanteurs présumés ne faisaient que du play back et n'ont jamais posé une seule note sur aucun disque. Pour être complet, on pouvait ajouter qu'ils avaient le même producteur-chanteur, l'allemand Frank Fabian. Christophe s'en souvenait de mémoire, ce qui en fait un homme dangereux et peu fréquentable.

25 Quand Peters Sellers chante avec Sophia Loren, que s'exclame-t-il?
"Goodness gracious me !" Oui, Sev et Alejandro, cette exclamation sert de refrain et de titre à ce duo rigolo, où la pulpeuse italienne vient déclarer sa flamme à son médecin. Vous comprenez, son coeur fait "toum, toubidoum dididoum, dididi doumdoum". Forcément.

26 Sa magnifique reprise de Ain't no mountain high enough a des paroles françaises, mais le titre est resté en anglais. Qui est-elle?
C'est Claudine Longet, qui a fait carrière aux Etats-Unis mais a chanté en français un certain nombre de titres. Sauf qu'habituellement lorqu'on traduit les paroles on ne garde pas le titre original comme elle l'a fait ici. Cette version est super kitsch mais particulièrement touchante et, comme on dirait par là-bas, vibrating.

27 Ce groupe des antipodes porte le nom d'un grand poète.
The Verlaines est un groupe de Dunedin, ville de Nouvelle Zélande dont la scène rock des années 80-90 est reconnue dans le milieu du rock indépendant. Je vous ferai un billet un de ces jour sur les rocks des antipodes. En ne cherchant que parmi les groupes australiens, même les plus obscurs, on ne risquait pas de trouver ;-) Sev a pris de l'avance, elle connait par coeur tous les noms de groupes "aussie".

28 "I want my MTV" Dans quel tube peut-on entendre cet appel ironique?
Money for nothing, de Dire Straits. Ironie s'il en est, le clip de ce morceau a tourné en boucle sur MTV, non seulement en raison du succès du titre, mais aussi parce qu'il utilisait des figurines et de la 3D en leu et place des musiciens.

29 Ce duo ne montre jamais son visage.
Daft Punk. On peut trouver ça classe, quand il s'agit des Residents qui ont maintenu ce principe depuis plus de 25 ans, mais chez Daft Punk c'est aussi un argument marketting, donc pas si intéressant que ça.

30 "Baby did a bad bad thing" Ce morceau vous fait penser à un grand film, lequel?
Dès que j'ai vu la bande annonce de Eyes wide shut, qui utilisait ce morceau de Chris Isaak, j'ai compris que j'allais l'adorer :-) Quand un français écrit une chanson pour que sa copine revienne, ça donne "je t'aime le lundi, je t'aime le mardi". Quand c'est un américain, ça donne Baby did a bad bad thing ! Tout l'album, composé post-rupture, est excellent.

Par arbobo - Publié dans : arbobo
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Samedi 16 septembre 2006
Parmi mes liens, on trouve The covers project, un site qui recense toutes les reprises. On tape le titre d'une chanson, ou le nom d'un artiste, et on a qui a repris quelle chanson de qui. Un autre site que j'ai découvert plus récemment propose la même chose : second hand songs. Comparer des sites prend du temps, mais le cas échéant j'inverserai peut-être mes liens. Identifier des reprises est un jeu fréquent chez les amateurs de musique, tout comme identifier les samples, jeu autrement plus ardu. Le blog très pédago de yannamar en est un exemple réussi.

On trouve des sites consacrés aux musiques de pubs, aux musiques de films, aux samples.... Le but est de constituer des bases de données le plus exaustives possibles.

Et c'est là qu'internet est évidemment plus intéressant qu'un autre support. De telles bases ne peuvent avoir suffisamment de contenu qu'en étant collaboratives. Chacun-e apporte sa contribution, comble une petite lacune ici, ajoute un bout là. Parce que le nombre de disques sortis dans le monde est faramineux, que personne n'est en mesure d'en donner le contenu intégral, d'autant que pas mal de disques ne sortent que dans 1 pays ou une région.

Autant dire que pour connaitre le nombre total de reprises d'un morceau, en ne comptant que celles qui ont été gravées en disque, il faut multiplier les angles de recherche, car même ces bases déjà très solides ne sont pas complètes.

Exemple : Sunny. Je trouve des infos contradictoires sur la version originale, est-elle interprétée par Bobby Hebb ou par un autre? En tout cas, aucun de mes 2 sites sur les reprises ne recense la version de Robert Mitchum, qui est pourtant l'une des meilleures (et lui n'a rien d'un inconnu), ni celle de Johnny Rivers, qui n'est connu que pour ses reprises et dont la plupart de nos familles ont au moins 1 disque. Evidemment, j'ai proposé ces ajouts.
Mais en faisant une recherche sur les noms des 2 artistes, on s'aperçoit que seulement certains des titres qu'ils sont repris sont mentionnés.

Même chose pour Claudine Longet. Autant dire que ces sites, contrairement à ce que je pensais, n'ont pas du vous aider pour apprendre qu'elle avait repris Let's spend the night together. Sur second hand songs, on trouve seulement 9 reprises par elle, alors qu'elle a du en faire une grosse vingtaine. L'oubli de Let's spend est d'autant plus étonnant que dans la discographie indicative, le site indique un disque d'elle qui porte justement ce titre! La reprise par David Bowie, en revanche, est bien citée.
Evidement, pour bien faire, il faudrait sortir toute la discographie de Claudine Longet et compéter la base, faire la même chose avec Herb Alpert, etc. C'est long et systématique, et les internautes sont des branleurs, la preuve je ne l'ai pas fait, j'ai juste envoyé quelques ajouts à ces 2 sites, sans me donner plus de peine. En attendant le jour où je leur enverrai des listes complètes de ce que j'ai (vu que je me fais ma propre base des versions que j'ai en ma possession, mais bon sang ça prend un temps fou).

Il arrive qu'on nous facilite la vie pour identifier des reprises. Et je ne parle pas que des compils Paris dernière qui ne contiennent que ça.
Les reprises ont tellement le vent en poupe qu'on trouve des artistes de qualité qui y consacrent des albums complets (alors que d'habitude ils jouent leurs propres morceaux), comme Catpower ou le groupe Ivy dont le Guest room contient notamment un super Let's go to bed. Le covers record de Catpower nous donne des versions si personnelles que parfois on peine à retrouver l'orignal sous son interprétation. Ce n'est pas une critique, d'ailleurs. Plus étonnant encore, parfois un seul artiste consacre un disque entier à reprendre des titres d'un seul (autre) artiste. Gainsbourg a fait l'objet de plusieurs compils depuis sa mort, dont une de versions d'April March et une de versions par Mick Harvey, le comparse de Nick Cave. Je pense aussi à Beatles arias chanté façon lyrique par la cantatrice Cathy Berberian.
Mais généralement quand le disque est consacré à un artiste original, chaque titre est joué par quelqu'un de différent. Comme pour Boris Vian, ou Leonard Cohen.

L'internet collaboratif, c'est un outil super, mais comme en général les gens rechignent à se faire chier trop longtemps, on peut douter que l'exaustivité sera véritablement atteinte. Ca laisse la place pour des surprises et des découvertes sauvages. Et moi je pourrai continuer à faire le mariole de temps en temps  :-)

PS : non, je n'oublie pas les résultats du Test ! Vous avez jusqu'à dimanche soir :-)
Par arbobo - Publié dans : transversales
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