aphorisme

Publié le par arbobo

Voilà ce qui m'est venu au détour d'un commentaire laissé chez GT sur art rock :

"le talent ne guérit de rien"

Et je le crois. Je le constate sur des artistes qui m'émeuvent aux larmes, et même si larmes est toujours une approximation vu mes blocages, ça reste à prendre au sens propre.
Cette phrase a jailli sous mes doigts à propos de Nick Drake, dont je viens de lire en filigrane un portrait tendre et triste chez Joe Boyd dans White bicycles.
Elle aurait tout aussi bien pu s'appliquer à Brian Wilson, Amy Winehouse, ou Cat Power.
Quand on guérit, quand on sort la tête de l'eau comme l'a fait Chan Marshall -et avec quelle maestria- ce n'est pas le talent qui vous sort du trou.

Allez avoir pourquoi, j'ai eu envie de partager cette réflexion triviale avec vous.
Et toujours sans bien savoir pourquoi, quelque chose en moi prétend que c'est important.

Et c'est presque injuste, considérant l'attention qu'attire le talent et qui peut par contrecoup agraver les drames intimes et les détresses les plus sourdes.

sur ce, retrouvons-nous au bar histoire de se bourrer la gueule copieusement au son de nos idoles :-/



PS : oui, je traine, mais mes incroyablement belles interviews de juin parviendront bientôt jusqu'à vos jolis yeux. Patience.

Publié dans arbobo

Commenter cet article

Magda 28/07/2008 13:55

En effet, tu as écrit ce post il y a cinq jours, c'est marrant cette similitude. Joli billet d'ailleurs, un peu mélancolique, sous ce soleil de plomb c'est finalement ce que je préfère. La joie sur la joie, c'est comme le sauternes sur le foie gras : surligné, pas bon. J'ai tendance à croire que... il faut respecter nos fêlures, les admettre comme une normalité. Quand on veut s'en servir dans un art quelconque - ou pas. Sinon, on finit avec un long rifle à supprimer sa petite famille du décor avant de s'en mettre une dans le crâne. Humble avis légèrement extrême, soit, mais... vérifié :-(

rififi 25/07/2008 14:03

le talent ne guérit de rien, mais est ce qu'il s'en nourrit ?ou est ce que la fêlure sublime le talent ?la dépression comme révélateur parce qu'elle cherche un moyen s'exprimer, ça rejoint ce que dit Thom.après l'expression évolue avec l'artiste, qui s'en sort ou pas.En fait, si dépression et talent sont comme "alliés" dans un premier temps, ils deviennent "ennemis" dans un deuxième, comme s'il fallait que l'un prenne le dessus sur l'autre.

Christophe 25/07/2008 11:40

Je sais que le talent ne guérit rien : je me tape une crève pas croyab' depuis quelques semaines.

q5r

arbobo 25/07/2008 10:57

PS : thom, j'aurais plutôt dit que c'est marc lévy qui ne compte pas ^^

arbobo 25/07/2008 10:56

vu sous cet angle pourquoi pas, car nous avons presque tous une fêlure, sans forcément être dépressifs.je vais cogiter là-dessus :-)