bye bye les copains

Publié le par arbobo

Quand ce n'est pas à la promo télé qu'on a droit c'est à la diffusion sur canal ou la sortie DVD avec placards sur toutes les devantures.... Pitié Brice, tu me les brise. (quelle idée aussi de s'abonner à Canal+)

2 films à gros tirage, 2 arnaques musicales identiques :
dans Brice de nice "give the night" de George Benson devient "le casse de Brice"
dans les 11 commandements de Mickael Youn "my Sharona" des Ramones devient "comme des connards" (ça a le mérite d'être subtil). Gros carton, et pas grand monde pour savoir que ce sont des reprises à la note près, sans un gramme de ré-orchestration.

Quel recul! Quelle déception.
Que les faiseurs de tubes surgelés pour boîte de nuit déglinguent "no milk today", "high on emotion" (Chris de Burgh n'espérait pas un tel come back, même foireux) ou "what a feeling" sur une vague sauce techno, c'est une chose. C'est la loi du genre, de la soupe pour samedi soir, aussitôt dansé, aussitôt oublié. De la musique qui dure le temps d'un whisky-coca trop cher et trop dilué.
Mais avec les budgets et la notoriété de déjà stars comme Youn et Dujardin, on a de quoi être franchement déçu.

Ca nous ramène au temps où nos mamans twistaient avec des types qui n'étaient pas encore nos papas sur la reprise de da doo ron ron par Frank Alamo en les matant par dessous la frange. Le temps où les seuls rocks chantés en français n'étaient que des reprises de tubes américains étiquetés Salut les copains (à l'exception des compos des Chaussettes noires).
Pourtant, il y a plus, de 20 ans que Téléphone, Marquis de Sade, Taxi Girl et les Rita Mitsouko ont ouvert la voie, décomplexé l'hexagone et vers l'an 2000 on ne pouvait pas ouvrir une esgourde sans qu'on nous bassine avec le triomphe mondial de la French touch avec Daft Punk, Air, Cassius... Alors merde quoi, on a enfin une scène nationale qui tient la route, et des crétins assurés de vendre des millions d'exemplaires ne trouvent rien de mieux à faire que des reprises (à la note près, belle prise de risque).

Humeur du soir : black is black (par Los Bravos, merci pour eux).

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