Ibis ça

Publié le par arbobo

Curieusement, la très inintéressante Paris Hilton réussit à rester un phénomène médiatique.

Non contente d'avoir réussi à vendre au moins 3 saisons de "the simple life" (qui ne mérite même pas d'être décrit, un sommet de mépris d'ado capricieuse), elle est aussi dans les charts.

D'abord parce qu'avec de bons techniciens, n'importe qui peut faire un disque, même Jean-Paul 2 (enfin avant, pour le 2e album on devra attendre un peu, et pour la tournée de reformation aussi). Son single, Stars are blind, calibré pour ressembler aux dizaines de titres house-dancefloor de 2005 sortis à la pelle, remplit parfaitement son rôle (ça bouge, et c'est oublié dès la dernière note). Le reste du disque lorgne vaguement sur Madonna, ce qui l'empêche d'être totalement nul (simplement dénué du moindre intérêt, ni plus ni moins). A la limite, je préfère qu'elle trouve intéressant de faire un disque plutôt que de se transfiormer en poupée gonflable pour des mecs qui la méprisent * (cf toutes ses photos sexy sur lesquelles elle a l'air de puissamment s'emmerder).

Plus étonnant, des gens qui ne l'aiment pas lui font la faveur de lui accorder une attention qu'elle ne mérite pas. Par exemple moi, présentement, par ce billet.
Ou différents musiciens, dans des styles très différents :
Vincent Gallo a tiré le premier avec I wrote this song for the girl Paris Hilton,
suivi tout récemment par les super CSS sur Meeting Paris Hilton.
En revanche je n'ai aucune idée de qui sont les Penfifteen club qui ont sorti Hey miss Hilton.

Pour écouter l'un ou l'autre de ces morceaux, c'est par ici.
A l'évidence, Gallo a fait un morceau sans aucun rapport avec ce que représente Paris Hilton, un titre excellent, un post-rock doux et éthéré, qui peut aussi bien rappeler certains Miles Davis des années 70 que du David Sylvian. CSS, je n'y reviens pas, j'en ai déjà causé.

Comme quoi même le phénomène le plus creux peut parfois donner lieu à des bons morceaux. Ah, la valeur ajoutée, y'a que ça de vrai, n'est-ce pas ms Hilton ;-p

* c'est un de mes côtés réac

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leirn 08/12/2006 22:05

je dis pas qu'elle est inédite. Je suis pas assez calée en héritière people pour ça. Ce que je veux dire (mais j'étais un peu dans le gaz ce matin), c'est qu'elle peut tout se permettre, y compris les frasques sexuelles, comme un mec, car sa classe sociale prime sur tout le reste.Au niveau où elle est, le sang prime sur le sexe, en somme. (et bon sang ne saurait mentir).Donc, j'ai pas spécialement d'exemple de mecs, essentiellement parce que je ne lis pas "voici" assez souvent, mais j'ai l'impression que là, justement, peu importe. C'est comme quand Stéphanie de Monaco s'envoie un garde du corps. Elle est de toute manière une princesse (et pas une trainée) et lui reste garde du corps.Par comparaison, quand Marilyn Monroe couche avec Kennedy, elle reste une fille de rien qui a fait actrice et Kennedy reste président.

cactus aime le mot dit 08/12/2006 17:47

n'oubliez pas de donner aux restos du coeur
Faut pas  trop compter sur les trop riches !

Christophe 08/12/2006 14:18

Arte, théma Paris Hilton phase II : après la théorie de l'énergie du vide, lecture bourdieusienne des conflits d'habitus dans l'amérique profonde.

Et après, une relecture des syncopes sérielles dans les chorus de l'œuvre hiltonnienne par Djac ?

On s'instruit ici !

4q3

Ama-L 08/12/2006 14:07

Pas d'acc avec toi Arbobo sur "The Simple Life". C'est parfait comme illustration des théories bourdieusiennes sur l'habitus. (Et je ne plaisante pas: mater ce truc est suffisamment éprouvant pour les nerfs pour mériter un alibi culturel maousse.)

arbobo 08/12/2006 12:08

contrairement au morceau de Vincent Gallo.Ce mec est vraiment un phénomène, et intéressant, pour le coup.mais on en reparlera une autre fois