Le jour où (1) ...j'ai arrêté de manger Vivaldi par la bouche
Début d'une nouvelle série, "le jour où", reposant exclusivement sur des souvenirs véridiques, et à laquelle vous êtes cordialement invités à m'envoyer vos contributions, meilleurs souvenirs, souvenirs spécifiques (j'écoutais NTM lorsque j'ai appris que le World Trade Center venait de s'effonfrer, etc.), anecdotes croustillantes, comme vous voudrez. Bref...
C'est rigolo la promo, parfois ça vous ramène incidemment à un passé plus personnel.
La période baroque reste celle, de toute la musique dite "classique", à laquelle je suis le moins sensible (euphémisme). J'en écoute rarement, et longtemps, question saisons, je préférais en avoir 4 sur une pizza que dans les oreilles. Négligeant au passage d'admirer le côté visionnaire d'un compositeur du 18e siècle qui inventa la musique d'attente téléphonique avant même que l'électricité existe. Léonard à côté c'est du pipi de chat, voilà, c'est dit.
Autant vous dire que Vivaldi, j'accrochais moyennement. Oh, mes parents ont bien du passer une ou deux autres oeuvres du bonhomme pendant que j'étais dans les parages, mais rien, bof, pas plus que ça, ça fait pas "tilt".
Or nous voilà au début des années 2000, je suis un sémillant jeune homme, propre sur lui, l'esprit ouvert, un peu DJ sur les bords et tout et tout. En voiture, c'est pôpa qui conduit, habitude familiale devenue tradition avec les ans. Or la règle est simple, et je l'applique volontiers : c'est le conducteur qui fixe les choix musicaux (dans la limite du supportable, hein, on n'est pas des sadiques chez les arbobo). Et pôpa, qui a la chance de s'être acoquiné avec une mère (la mienne, je précise) qui a des goûts similaires, qu'ils ont donc en commun (à la fois le fils, bibi, et les goûts, notez la construction pourrite de cette phrase), il met souvent France Musique. La "F.M.", en quelque sorte :-)
La route nous amène vers les côtes de Charente-Maritime, ou nous en éloigne, je ne sais plus, mais les mouettes sont dans les parages, et la F.M. est allumée. Je n'aime pas toujours, mais là, ce nouvel enregistrement de musique sacrée me tient en éveil, il se pourrait même que je me l'offre sans attendre. Nisi dominus. Mais de qui? De Vivaldi. Sans blague!? Je vais donc pouvoir écouter du bon Vivaldi en dégustant mes pizzas, ma vie musicale et culinaire viennent de prendre un tour radicalement nouveau.
J'ai toujours cet enregistrement, qui à la longue me séduit moins qu'au premier jour, j'avoue. Les pré-renaissants me plairont toujours plus, mais cette oeuvre a de l'allure. La musique sacrée prétend parler à votre âme, mais ne nous y trompons pas, c'est au corps qu'elle vous touche. Et puis certains interprètes parviennent mieux à nous toucher. Constatez.
Voilà qu'une nouvelle version avec Philippe Jaroussky fait actuellement un tabac.
Voici la vidéo de Naïve qui édite ce disque, réalisée pendant l'enregistrement. Alors?
C'est rigolo la promo, parfois ça vous ramène incidemment à un passé plus personnel.
La période baroque reste celle, de toute la musique dite "classique", à laquelle je suis le moins sensible (euphémisme). J'en écoute rarement, et longtemps, question saisons, je préférais en avoir 4 sur une pizza que dans les oreilles. Négligeant au passage d'admirer le côté visionnaire d'un compositeur du 18e siècle qui inventa la musique d'attente téléphonique avant même que l'électricité existe. Léonard à côté c'est du pipi de chat, voilà, c'est dit.
Autant vous dire que Vivaldi, j'accrochais moyennement. Oh, mes parents ont bien du passer une ou deux autres oeuvres du bonhomme pendant que j'étais dans les parages, mais rien, bof, pas plus que ça, ça fait pas "tilt".
Or nous voilà au début des années 2000, je suis un sémillant jeune homme, propre sur lui, l'esprit ouvert, un peu DJ sur les bords et tout et tout. En voiture, c'est pôpa qui conduit, habitude familiale devenue tradition avec les ans. Or la règle est simple, et je l'applique volontiers : c'est le conducteur qui fixe les choix musicaux (dans la limite du supportable, hein, on n'est pas des sadiques chez les arbobo). Et pôpa, qui a la chance de s'être acoquiné avec une mère (la mienne, je précise) qui a des goûts similaires, qu'ils ont donc en commun (à la fois le fils, bibi, et les goûts, notez la construction pourrite de cette phrase), il met souvent France Musique. La "F.M.", en quelque sorte :-)
La route nous amène vers les côtes de Charente-Maritime, ou nous en éloigne, je ne sais plus, mais les mouettes sont dans les parages, et la F.M. est allumée. Je n'aime pas toujours, mais là, ce nouvel enregistrement de musique sacrée me tient en éveil, il se pourrait même que je me l'offre sans attendre. Nisi dominus. Mais de qui? De Vivaldi. Sans blague!? Je vais donc pouvoir écouter du bon Vivaldi en dégustant mes pizzas, ma vie musicale et culinaire viennent de prendre un tour radicalement nouveau.
J'ai toujours cet enregistrement, qui à la longue me séduit moins qu'au premier jour, j'avoue. Les pré-renaissants me plairont toujours plus, mais cette oeuvre a de l'allure. La musique sacrée prétend parler à votre âme, mais ne nous y trompons pas, c'est au corps qu'elle vous touche. Et puis certains interprètes parviennent mieux à nous toucher. Constatez.
Voilà qu'une nouvelle version avec Philippe Jaroussky fait actuellement un tabac.
Voici la vidéo de Naïve qui édite ce disque, réalisée pendant l'enregistrement. Alors?
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