Le supplément tendances (automne-hiver 2008)
Je vous ai déjà démontré par B + C (ça marche aussi) que les claquements de mains sont de plus en plus utilisés en musique.
Etienne Daho le confirme avec son Invitation. Mais ce n'est pas tout. Passage en revue des tendances de l'époque.
D'abord les filles sont fauchées, mais à un point vous pouvez pas imaginer. Les mecs ont des chaussettes et même des chaussures, mais les filles sont pieds nus sur scène, trop la dèche. La preuve par Kim Gordon, Bat for Lashes (la moitié du groupe pieds nus), Beth Ditto de the Gossip, Shingai Shoniwa des NOISEttes...
Côté fringues, Yelle n'est pas seule à faire parler le fluo et les couleurs à vous dérégler un écran de télé. Jugez plutôt.
Ce qui se fait aussi pas mal en ce moment, ce sont les extrèmes. Être seul-e sur scène (PJ Harvey, Alela Diane) ou carrément être une troupe nombreuse. Quand j'ai vu avec Christophe Godspeed you! black emperor au Cabaret sauvage, ils étaient une douzaine sur scène. Arcade fire sont une dizaine, Los Campesinos sont 7, Architecture in Helsinki, I'm from Barcelona, Marit Bergman... encore des groupes pléthoriques.
Pour la voix, le vocoder a été réhabilité par Beck et Madonna, il fait désormais fureur. Mais les choeurs, très en vogue dans les années 50-60 (des Shangri-la's aux Beach boys), sont devenus courants eux-aussi. Konki duet, Au revoir Simone, en sont parmi les plus jolis exemples récents.
Côté instruments, l'originalité et le bizarre ont la cote. Gros retour du melodica, du banjo, de l'harmonica, et du glockenspiel, en particulier. Percée énorme du violon (Joan as police woman, Bat for lashes, Arcade fire, Campesinos, Konki duet). Mais si on trouve des trucs plus étranges, on se jette dessus. Ainsi de l'auto-harpe utilisée par Bat for lashes mais aussi par PJ Harvey sur son dernier album et dans sa tournée actuelle. Il y en a d'autres, que je vous réserve pour des billets spéciaux*.
D'ailleurs en parlant d'instruments, la mode est aussi à la polyvalence. Les multi-instrumentistes, voilà un atout de choix sur scène, autant ça peut passer inaperçu sur un disque (nous sommes peu nombreux à lire les pochettes en détail), autant en concert c'est un régal. Version sobre, ça donne Nelson où hormis le batteur, les 3 autres alternent au chant, à la guitare, la basse, le clavier. Aux côtés d'Elvis Perkins, le clarinettiste se transforme en percussionniste en un clin d'oeil.
Plus spectaculaire, avec Bat for Lashes on passe du piano au violon à l'autoharpe et aux percussions, puis à la guitare. Quant-à l'alternance piano-guitare, bien connue chez Cat Power, elle est aussi une marque de fabrique de Shannon Wright ou Joan Wasser, et désormais de PJ Harvey. Los campesinos poussent assez loin le côté homme-orchestre également. N'en concluez pas que jouer d'un seul instrument est minable ou dépassé, la guitare d'Alela Diane ou de Julie Doiron leur vont à merveille, tout comme son piano-jouet à Pascal Comelade. Mais ce dernier est aussi sur scène avec l'incroyable Pep Pascual, qui sait jouer.. d'à peu près tout. Exemples tirés à la volée de ma mémoire,
Mises côte à côte ces tendances donnent une idée des modes qui traversent la musique actuellement, y compris chez de nombreux artistes qui n'ont rien de suiveurs.
* : en langage humain : ne vous excitez pas trop en commentaires, vu que j'y reviendrai pour de vrai, avec de la matière :-) (private joke)
Etienne Daho le confirme avec son Invitation. Mais ce n'est pas tout. Passage en revue des tendances de l'époque.
Côté fringues, Yelle n'est pas seule à faire parler le fluo et les couleurs à vous dérégler un écran de télé. Jugez plutôt.
Ce qui se fait aussi pas mal en ce moment, ce sont les extrèmes. Être seul-e sur scène (PJ Harvey, Alela Diane) ou carrément être une troupe nombreuse. Quand j'ai vu avec Christophe Godspeed you! black emperor au Cabaret sauvage, ils étaient une douzaine sur scène. Arcade fire sont une dizaine, Los Campesinos sont 7, Architecture in Helsinki, I'm from Barcelona, Marit Bergman... encore des groupes pléthoriques.
Pour la voix, le vocoder a été réhabilité par Beck et Madonna, il fait désormais fureur. Mais les choeurs, très en vogue dans les années 50-60 (des Shangri-la's aux Beach boys), sont devenus courants eux-aussi. Konki duet, Au revoir Simone, en sont parmi les plus jolis exemples récents.
Côté instruments, l'originalité et le bizarre ont la cote. Gros retour du melodica, du banjo, de l'harmonica, et du glockenspiel, en particulier. Percée énorme du violon (Joan as police woman, Bat for lashes, Arcade fire, Campesinos, Konki duet). Mais si on trouve des trucs plus étranges, on se jette dessus. Ainsi de l'auto-harpe utilisée par Bat for lashes mais aussi par PJ Harvey sur son dernier album et dans sa tournée actuelle. Il y en a d'autres, que je vous réserve pour des billets spéciaux*.
Plus spectaculaire, avec Bat for Lashes on passe du piano au violon à l'autoharpe et aux percussions, puis à la guitare. Quant-à l'alternance piano-guitare, bien connue chez Cat Power, elle est aussi une marque de fabrique de Shannon Wright ou Joan Wasser, et désormais de PJ Harvey. Los campesinos poussent assez loin le côté homme-orchestre également. N'en concluez pas que jouer d'un seul instrument est minable ou dépassé, la guitare d'Alela Diane ou de Julie Doiron leur vont à merveille, tout comme son piano-jouet à Pascal Comelade. Mais ce dernier est aussi sur scène avec l'incroyable Pep Pascual, qui sait jouer.. d'à peu près tout. Exemples tirés à la volée de ma mémoire,
Mises côte à côte ces tendances donnent une idée des modes qui traversent la musique actuellement, y compris chez de nombreux artistes qui n'ont rien de suiveurs.
* : en langage humain : ne vous excitez pas trop en commentaires, vu que j'y reviendrai pour de vrai, avec de la matière :-) (private joke)
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