Niort, capitale de la Baleine
Niort, cherchez pas,
les amateurs de foot ont eu le temps d'oublier cette fameuse saison passée en ligue 1 avec Abedi Pelé comme meneur de jeu,
et à moins d'être adhérents de la Camif ou sociétaire de la MAAF vous ne savez même pas comment ça s'écrit.
Je ne vous jetterai pas la pierre parce que, bon, comment dire...
A peine majeur je prenais le chemin de la capitale pour ne presque plus y remettre le pieds. Et pourtant.
Pourtant à Niort il s'en est passé des choses et s'en passe encore, grâce à des Lefebvre ou des Cassegrain notamment, ici.. Sans même parler du cinéma (Henri-Georges Clouzot, Catherine Breillat), restons miouzik sivoplé.
A Niort on eut d'abord la chance et l'avantage de connaître Disco+ (Romuald, si tu nous regarde...). Un disquaire, un de ces bons disquaires de province où trainent des amateurs pointus capables d'en remontrer aux meilleurs critiques spécialisés. A vrai dire, les gens les plus costauds que je connaisse en musique viennent tous de province, comme si la rareté des loisirs et de bons concerts stimulaient le besoin de se cultiver la feuille.
Disco + appartenait à un type du coin, habitant d'un village proche, Saint Gelais. Et il était l'un des administrateurs de la FNAC. Pas par hasard ni par naissance, mais parce qu'il avait monté depuis son village une boîte d'imports qui fournissait toutes les FNAC de France : Wotre musique. Wotre musique, plus de 50 salariés, société ensuite implantée à Saint-Gelais puis à Chauray, entre un champ de colza et des vaches, voilà d'où venaient les imports introuvables, japonais ou américains, que les fondus s'arrachent à prix d'or (mon cousin Stan saurait retrouver le nom de ce glorieux fondateur, moi ça m'échappe).
Par un effet secondaire de sa position dans la FNAC, on trouvait à Disco + "Blah blah news", le mensuel musical de la Fnac, qui avant de s'affadir complètement était un magazine vraiment bien, avec toutes les qualités du fanzine (passion, goût du pointu, pédagogie) et celles du professionnalisme (photos de grande qualité, artistes invités). En plus c'était gratos, autant dire à portée de bourse de lycéen. Il faudra que je reparle de ce mag un de ces jours, je les avais quasiment tous, mes murs étaient décorés avec les des photos que j'y découpais.
Niort c'est aussi la terre natale d'un groupe d'un jour qui a vendu des millions de son "lady". Modjo, si je me souviens bien d'une interview lue dans je ne sais quelle salle d'attente, serait de Niort. Pas de quoi en faire une tartine, je le reconnais, et il n'y avait guère que moi pour me souvenir d'un truc aussi insignifiant. Passons.
Mais La baleine, ça c'est du lourd, du qui vaut le coup. Un label étiqueté électro, importateur et distributeur, qu'on trouve sur les rayonnages de tous les disquaires de France, avec une adresse sortie de nulle part "rue de la gare, 79000 Niort"
même le site est plus sobre que la liste des composants du charbon de bois :
http://www.la-baleine.com/
La Baleine, c'est aussi un magasin rue Fontaine à Pigalle (Paris 9e), et un catalogue électro long comme un film de Rohmer (enfin presque), sans compter des compils et rééditions easy listening de calibre intermondial. A vrai dire La Baleine distribue aussi le label Harmless, auquel on doit notamment de bonnes compils soul-funk, ou encore Tru thoughts qui a édité la reprise démente de seven nation army par Nostalgia 77 (le maxi est sorti exclusivement en vinyl).
Exemple : qui distribue le dernier Aphex Twin "Chosen lords"? Qui a importé le fameux "Rest" de l'Allemand Isolée? La Baleine. Niort, plaque tournante de l'électro de pointe, Niort, véritable et incontestable Rungis des "musiques nouvelles". Niort, Niort, j'entends ton nom céleste qui résonne aux oreilles de tous les DJ mondiaux de la France (ah oui, bon, ok, finalement y'avait pas de quoi craner).
Je suis fier de moi, vous allez pouvoir briller à votre prochain dîner en ville.
"J'en ai découvert une bien bonne. Vous connaissez Niort, la vile des Chamois niortais, vous ne devinerez jamais qui est installé là-bas! La Baleine distribution."
Si avec ça vous ne réussissez pas à plomber l'ambiance et récupérer du rab de tiramisu histoire de vous faire taire...
les amateurs de foot ont eu le temps d'oublier cette fameuse saison passée en ligue 1 avec Abedi Pelé comme meneur de jeu,
et à moins d'être adhérents de la Camif ou sociétaire de la MAAF vous ne savez même pas comment ça s'écrit.
Je ne vous jetterai pas la pierre parce que, bon, comment dire...
A peine majeur je prenais le chemin de la capitale pour ne presque plus y remettre le pieds. Et pourtant.
Pourtant à Niort il s'en est passé des choses et s'en passe encore, grâce à des Lefebvre ou des Cassegrain notamment, ici.. Sans même parler du cinéma (Henri-Georges Clouzot, Catherine Breillat), restons miouzik sivoplé.
A Niort on eut d'abord la chance et l'avantage de connaître Disco+ (Romuald, si tu nous regarde...). Un disquaire, un de ces bons disquaires de province où trainent des amateurs pointus capables d'en remontrer aux meilleurs critiques spécialisés. A vrai dire, les gens les plus costauds que je connaisse en musique viennent tous de province, comme si la rareté des loisirs et de bons concerts stimulaient le besoin de se cultiver la feuille.
Disco + appartenait à un type du coin, habitant d'un village proche, Saint Gelais. Et il était l'un des administrateurs de la FNAC. Pas par hasard ni par naissance, mais parce qu'il avait monté depuis son village une boîte d'imports qui fournissait toutes les FNAC de France : Wotre musique. Wotre musique, plus de 50 salariés, société ensuite implantée à Saint-Gelais puis à Chauray, entre un champ de colza et des vaches, voilà d'où venaient les imports introuvables, japonais ou américains, que les fondus s'arrachent à prix d'or (mon cousin Stan saurait retrouver le nom de ce glorieux fondateur, moi ça m'échappe).
Par un effet secondaire de sa position dans la FNAC, on trouvait à Disco + "Blah blah news", le mensuel musical de la Fnac, qui avant de s'affadir complètement était un magazine vraiment bien, avec toutes les qualités du fanzine (passion, goût du pointu, pédagogie) et celles du professionnalisme (photos de grande qualité, artistes invités). En plus c'était gratos, autant dire à portée de bourse de lycéen. Il faudra que je reparle de ce mag un de ces jours, je les avais quasiment tous, mes murs étaient décorés avec les des photos que j'y découpais.
Niort c'est aussi la terre natale d'un groupe d'un jour qui a vendu des millions de son "lady". Modjo, si je me souviens bien d'une interview lue dans je ne sais quelle salle d'attente, serait de Niort. Pas de quoi en faire une tartine, je le reconnais, et il n'y avait guère que moi pour me souvenir d'un truc aussi insignifiant. Passons.
Mais La baleine, ça c'est du lourd, du qui vaut le coup. Un label étiqueté électro, importateur et distributeur, qu'on trouve sur les rayonnages de tous les disquaires de France, avec une adresse sortie de nulle part "rue de la gare, 79000 Niort"
même le site est plus sobre que la liste des composants du charbon de bois :
http://www.la-baleine.com/
La Baleine, c'est aussi un magasin rue Fontaine à Pigalle (Paris 9e), et un catalogue électro long comme un film de Rohmer (enfin presque), sans compter des compils et rééditions easy listening de calibre intermondial. A vrai dire La Baleine distribue aussi le label Harmless, auquel on doit notamment de bonnes compils soul-funk, ou encore Tru thoughts qui a édité la reprise démente de seven nation army par Nostalgia 77 (le maxi est sorti exclusivement en vinyl).
Exemple : qui distribue le dernier Aphex Twin "Chosen lords"? Qui a importé le fameux "Rest" de l'Allemand Isolée? La Baleine. Niort, plaque tournante de l'électro de pointe, Niort, véritable et incontestable Rungis des "musiques nouvelles". Niort, Niort, j'entends ton nom céleste qui résonne aux oreilles de tous les DJ mondiaux de la France (ah oui, bon, ok, finalement y'avait pas de quoi craner).
Je suis fier de moi, vous allez pouvoir briller à votre prochain dîner en ville.
"J'en ai découvert une bien bonne. Vous connaissez Niort, la vile des Chamois niortais, vous ne devinerez jamais qui est installé là-bas! La Baleine distribution."
Si avec ça vous ne réussissez pas à plomber l'ambiance et récupérer du rab de tiramisu histoire de vous faire taire...
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