Constat amiable
Le couplet de Wanna be startin' somethin de Michael Jackson se termine et le saxo commence sa course folle. Problème. Echo. Plagiat.
Le montant de la transaction n'a jamais été révélé, mais l'album Thriller, l'année de sa sortie, à atteint des chiffres de vente proprement hallucinants, alors on imagine que Manu Dibango a touché gros pour ce plagiat de son tube Soul Makossa.
Ce qui est pas mal, c'est qu'en plus d'apporter un gros paquet de pognon à Dibango, cette affaire, qui a fait le tour du monde, a apporté une nouvelle audience à ce magnifique morceau d'afro-funk. Soul makossa a été réédité, sélectionné sur des compils, et a fait l'objet de EP dédiés. Notamment, en 2003 Mercury France a sorti un 4 titres vinyl comportant 2 remix de Soul makossa et 2 boucles, la partie a capella de Manu Dibango, et la partie a capella des choeurs. Un régal pour les DJ.
C'est de loin la plus grosse affaire de ce genre, mais des titres très connus ont une hisoire similaire.
My sweet lord de George Harrison, probablement son titre solo le plus connu, et un de mes morceaux préférés de tout le rock, fait partie du lot. C'est un plagiat de He's so fine, titre de Ronald Mack enregistré par les Chiffons. Apparemment le conflit a fait couler beaucoup d'encre.
Plus près de nous, un exemple qui m'agace un peu parce que je suis complètement passé à côté. Le refrain de DJ de Diam's n'est rien d'autre que la ligne de chant de Quien sera, morceau latino mondialement connu composé par Pablo Beltran Ruiz, repris par Dean Martin et tant d'autres en anglais sous le titre sway. Diam's reconnaissant le plagiat involontaire et arguant de sa bonne foi, a réglé l'affaire à l'amiable, en reversant des droits d'auteur.
De temps en temps un truc nous saute aux oreilles, et on ne sait pas bien quoi. J'écoutais le disque de Salome de Bahia sur lequel elle reprend des tubes brésiliens (Brazil, Yellow productions, 2005). Pas trop mal ce disque, sans plus, ça reste un production Bob Sinclar avec ses bons et ses mauvais côtés. Le disque s'ouvre sur Taj Mahal, excellent morceau de Jorge Ben. Et là, au moment du refrain, un sentiment de déjà vu, qu'il m'a fallu quelques heures pour cerner plus précisément. Une partie de chant sans paroles, les choeurs qui reprennent "di lidididi" ou un truc de ce genre. J'ai fini par trouver, en déformant ce son dans tous les sens dans ma tête jusqu'à retrouver des bribes de paroles. Paroles qui appartiennent à Rod Stewart, et le titre vous le connaissez forcément, Da ya think I'm sexy, un inusable des années 80. Deux morceaux, un seul refrain, mais j'ignore s'il y a eu contentieux et/ou arrangement entre Jorge Ben et Stewart. Vu le tube qu'a été da ya think, j'espère pour le brésilien.
Le montant de la transaction n'a jamais été révélé, mais l'album Thriller, l'année de sa sortie, à atteint des chiffres de vente proprement hallucinants, alors on imagine que Manu Dibango a touché gros pour ce plagiat de son tube Soul Makossa.
Ce qui est pas mal, c'est qu'en plus d'apporter un gros paquet de pognon à Dibango, cette affaire, qui a fait le tour du monde, a apporté une nouvelle audience à ce magnifique morceau d'afro-funk. Soul makossa a été réédité, sélectionné sur des compils, et a fait l'objet de EP dédiés. Notamment, en 2003 Mercury France a sorti un 4 titres vinyl comportant 2 remix de Soul makossa et 2 boucles, la partie a capella de Manu Dibango, et la partie a capella des choeurs. Un régal pour les DJ.
C'est de loin la plus grosse affaire de ce genre, mais des titres très connus ont une hisoire similaire.
My sweet lord de George Harrison, probablement son titre solo le plus connu, et un de mes morceaux préférés de tout le rock, fait partie du lot. C'est un plagiat de He's so fine, titre de Ronald Mack enregistré par les Chiffons. Apparemment le conflit a fait couler beaucoup d'encre.
Plus près de nous, un exemple qui m'agace un peu parce que je suis complètement passé à côté. Le refrain de DJ de Diam's n'est rien d'autre que la ligne de chant de Quien sera, morceau latino mondialement connu composé par Pablo Beltran Ruiz, repris par Dean Martin et tant d'autres en anglais sous le titre sway. Diam's reconnaissant le plagiat involontaire et arguant de sa bonne foi, a réglé l'affaire à l'amiable, en reversant des droits d'auteur.
De temps en temps un truc nous saute aux oreilles, et on ne sait pas bien quoi. J'écoutais le disque de Salome de Bahia sur lequel elle reprend des tubes brésiliens (Brazil, Yellow productions, 2005). Pas trop mal ce disque, sans plus, ça reste un production Bob Sinclar avec ses bons et ses mauvais côtés. Le disque s'ouvre sur Taj Mahal, excellent morceau de Jorge Ben. Et là, au moment du refrain, un sentiment de déjà vu, qu'il m'a fallu quelques heures pour cerner plus précisément. Une partie de chant sans paroles, les choeurs qui reprennent "di lidididi" ou un truc de ce genre. J'ai fini par trouver, en déformant ce son dans tous les sens dans ma tête jusqu'à retrouver des bribes de paroles. Paroles qui appartiennent à Rod Stewart, et le titre vous le connaissez forcément, Da ya think I'm sexy, un inusable des années 80. Deux morceaux, un seul refrain, mais j'ignore s'il y a eu contentieux et/ou arrangement entre Jorge Ben et Stewart. Vu le tube qu'a été da ya think, j'espère pour le brésilien.
Publicité